Mardi 20 juin 2006
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Bonjour à tous !
En attente de l'ouverture prochaine d'un nouveau blog (cet été en août !) qui concernera uniquement mes courts-métrages, mes séances ciné et mon parcours au sein de l'ESEC et du monde impitoyable du cinéma (lol) je continue à poster tout cela ici !
Aujourd'hui nouvelle séance avec la projection un peu redoutée (je l'avoue) de Vol 93... Avant de continuer voici comme d'habitude l'affiche et le résumé du film :
Synopsis : 11 septembre 2001. 4 avions sont détournés par des terroristes dans le but d'être crashés à New York et à Washington. 3 atteindrons leur cible, pas le vol 93.
En temps réel, les 90 minutes qui se sont écoulées entre le moment où l'appareil a été détourné et celui où il s'est écrasé après que ses passagers, mis au courant par téléphone portable des attaques contre le World Trade Center à New York, eurent décidé de se sacrifier pour éviter que l'appareil atteigne Washington.
Voilà. Eh bien qu'en dire ? Il y a tellement de choses à en dire... Tout d'abord un grand chapeau à Monsieur Paul Greengrass le réalisateur qui a su restituer et reconstituer avec précision le grand drame vécu ce jour fatidique du 11 septembre 2001... Le film puise sa force dans son côté "Docu-fiction", l'immersion est réelle et l'identification aux personnages aussi. Tout au long du film on se dit : ça aurait pu être moi et on ne peut donc que se sentir faible et impuissant face au drame qui se déroule sous nos yeux. Sous nos yeux oui car l'on a l'impression d'être dans l'avion avec les passagers et de vivre ce drame avec eux : de réaliser que tout est perdu et que l'on va mourir.
LA force du film est son absence de grand parti pris (au contraire de ce que certains pensent sur internet). En effet, on est bien au delà du schéma très réducteur qu'avancent certains... à savoir le "Les passagers sont gentils, courageux, américains et catholiques et les terroristes moches, musulmans, incapables et méchants". Non, le film va bien au delà de ça et nous présente avec justesse des terroristes dont l'action qu'ils mènent les dépassent. En effet, les premiers perdus dans cet histoire ce sont bien eux. Ils ne sont pas diabolisés mais montrés comme étant de jeunes enrôlés dans un conflit qui de toute évidence les dépasse...
Quand au passagers certes leur bravoure est soulignée : pourquoi ne le serait-elle pas ? Il faut avoir des tripes pour avoir fait ce qu'ils ont fait... Catholiques et Musulmans : oui et alors? Quelle importance ? Chacun prie son dieu dans les moments de panique car il sent que la situation le dépasse ou tout simplement pour retrouver espoir et ferveur dans une cause à laquelle il ne croit plus. Voire même tout simplement car il sait qu'il va mourir...
Mais le film n'a pas que des qualités et le plus grand défaut que l'on puisse lui reprocher c'est, au final, sa longueur, due à de longs passages dans les centres aériens (on a bien compris que la situation leur échappe... pas besoin de le faire remarquer 5 fois...) Il y a bien 10 bonnes minutes à couper dans tout ça. Du coup tout cela semble être bien développé dans la longueur face au passage de la révolte des passagers qui paraît être établi sur un coup de tête et se passer en un éclair. Une fin peut être trop rapide, trop fragile mais peut être choisie ainsi afin de ne pas trop appuyer le côté dramatique de l'éènement qui est déjà omniprésent (pas besoin d'en faire des masses et Paul Greengrass l'a très bien compris : tout est joué en retenue). Cependant, la fin a beau être rapide elle n'en est pas moins puissante avec un plan final choquant d'une grande intensité dramatique.
Au final, Vol 93 n'est pas un film prématuré sur le 11/09/01 mais plus un film nécessaire sur le devoir de mémoire envers ses passagers qui ont sacrifié leur vie dans un dernier acte de bravoure. Vol 93 est un film puissant, émouvant, choquant, intense, qui vous laissera scotché au fauteuil et qui vous poursuivra bien longtemps après la fin de la séance. Bref un film unique, indispensable, qui marquera probablement l'histoire comme le triste évènement auquel il se réferre.
Pour finir quelques images du film :
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